Aouste et les voies anciennes

Aouste et les voies anciennes

 

 

 

Selon l’expression, tous les chemins mènent à Rome !

La France est parsemée de vieux chemins. Certains sont les restes d’antiques voies romaines, d’autres remontent au Moyen Âge, certains enfin se voient attribuer une origine protohistorique.

1 Voie des Alpes

2Anonyme de Bordeaux

3Table de Peutinger

4Le réseau viaire antique du Tricastin et de la Valdaine

5La route de l’étain

L’opinion générale selon laquelle les Romains seraient à l’origine de l’ensemble du réseau de voies antiques en Gaules n’est pas exacte. À côté de ce qui subsiste de l’œuvre routière romaine apparut un nombre considérable de petits chemins de terre ne servant qu’à desservir un lieu proche.

Il y avait en Gaule un réseau routier important et que les communications terrestres se faisaient déjà d’une façon plus que satisfaisante sur des chemins et des routes assez entretenus pour faire évoluer rapidement les légions.

Par ailleurs les Romains ont très tôt repris de nombreux mots gaulois désignant des véhicules : le carros, passé en latin sous la forme carrus « char », la carruca « char à deux roues », l’*edsedon ou *adsedon, passé en latin sous la forme esseda, le carbanton « char à deux roues », passé en latin sous la forme carpentus ou encore le petorriton « char à quatre roues », passé en latin sous la forme petorritum. L’existence de ces nombreux types de chars nécessitait dans les régions accidentées ou humides, des voies où ils pouvaient se déplacer rapidement et sans risque.

L’étude de la vie sociale et surtout économique de l’époque celte montre bien qu’à l’arrivée des légions romaines, existaient depuis fort longtemps de grands courants d’échanges commerciaux entre les différents peuples de la Gaule. Pour que ces relations puissent avoir lieu, il était nécessaire de disposer d’un réseau de voies de communication ad hoc.

Après la conquête, les ingénieurs romains ne feront que reprendre dans leur grande majorité ces tracés, en les améliorant et en les mettant aux normes des viae de la péninsule italienne. Ces aménagements vont de la rectification des tracés à la construction de ponts, gués ou stations et sont réalisés par les légions.

Quatre documents mentionnent et attestent le positionnement de Aouste sur Sye sur les voies anciennes qu’elles antiques ou romaines. Il s’agit de :

      • La Voie des Alpes

      • L’Anonyme de Bordeaux (Itinéraire cde Bordeaux à Jérusalem)

      • La Table de Peutinger

      • Le réseau viaire antique du Tricastin et de la Valdaine

1 – Voie des Alpes

 

 

La Voie des Alpes est une voie romaine de la Gaule joignant Valentia (Valence) au Montgenèvre en passant par Die, Luc-en-Diois, le col de Cabre, Gap et Briançon. De la Gaule vers l’Italie, le point de départ de la Voie des Alpes se trouve à Valence à la bifurcation avec le grand axe routier rhodanien de la Via Agrippa. Le tracé traverse ensuite la plaine de Valence, suit le défilé de la Drôme, entre le massif du Vercors et les Alpes du sud. Il se poursuit ensuite au pied du massif du Dévoluy en longeant le Petit Buëch. Il rejoint la vallée de la Durance après avoir longé la limite sud du massif des Écrins. Il suit cette rivière jusqu’au col du Montgenèvre ou il franchit les Alpes pour parvenir à Suse en Italie.

Les Romains tirèrent parti de cette voie naturelle de pénétration en Gaule que constituait le couloir rhodanien. Mais l’heureuse distribution des cours d’eau de la vallée du Rhône, louée par Strabon dans sa Géographie (IV, 1, 2), permit la création, sur la rive gauche du Rhône, de nombreux embranchements en direction des vallées :

      • de la Durance

      • de l’Ouvèze

      • de l’Eygues

      • du Lez

      • du Roubion

      • de la Drôme

      • de l’Isère

Ces embranchements créèrent ainsi des carrefours importants comme Ernaginum (Saint-Gabriel), dans le territoire des Tricastini, où se rejoignaient la via Domitia et celle des Alpes Maritimes, ou encore Vienne, d’où l’on pouvait aller au Mont Genèvre, au Petit Saint-Bernard ou à Genève.

Valence était également un carrefour relativement important : par la voie des Alpes, qui partait de Valentia, on pouvait, en suivant la vallée de la Drôme, rejoindre Gap et Briançon. C’est d’ailleurs par cette route que Jules César arriva en Gaule en -58 et allait être très utilisée à la fin du IIIe siècle et durant le IVe siècle.

La Voie des Alpes est attestée par trois itinéraires routiers antiques :

      • La table de Peutinger ;

      • L’itinéraire d’Antonin ;

  • L’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem qui, plus tardif, est plus détaillé que les deux premiers en les corrigeant et en y incluant quelques relais supplémentaires.

 

Les étapes de la Voie des Alpes

    • Dans le département de la Drôme

      • Valentia / Valence. Colonie fondée en 121 av. J.-C., entourée d’un rempart dont il subsiste des ruines. La ville comptait un amphithéâtre, un théâtre et des thermes.

      • Montéléger

      • Montmeyran

      • Upie

      • Vaunaveys-la-Rochette

      • Crest

      • Mansio Augusta / Aouste-sur-Sye

      • Saillans

      • Pontaix

      • Sainte-Croix

      • Colonia Civitas Dea Vocontiorum / Die. Sanctuaire des Voconces. Die devint chef-lieu de cité au Bas-Empire. Construction de remparts au IIIe siècle dont subsiste aujourd’hui la porte Saint-Marcel.

      • Pont-de-Quart

      • Recoubeau

      • Luco / Luc-en-Diois. Chef-lieu de cité des Voconces au moment de la conquête romaine. Perdit sa prédominance au Bas-Empire au profit de Die. Elle redevint alors simple étape sur la Voie des Alpes.

      • Mutatio Vologatis / Beaurières

      • Gavra Mons / le col de Cabre

    • Dans le département des Hautes-Alpes

      • Mutatio Cambono / La Beaume

      • Saint-Pierre-d’Argençon

      • Aspres-sur-Buëch. Camp romain (montagne des Eygaux)

      • Mons Seleucius / La Bâtie-Montsaléon. Agglomération secondaire et grand sanctuaire des cultes orientaux (Isis, Mithra). Lieu de la bataille entre les troupes de l’empereur Constance II et l’usurpateur Magnence en 336.

      • Mutatio Daviano / Veynes

      • La Roche-des-Arnauds

      • Vapincum / Gap. La Voie des Alpes rejoint la Via Domitia à Gap. Avant de rejoindre le col du Montgenèvre qui lui permettra de franchir les Alpes, elle passera par Chorges, Embrun, La Roche-de-Rame et la ville de Briançon.

La borne milliaire de l’église St Géraud à (26) Saillans, borne creusée en bénitier

Cette borne datant du IVème siècle après JC se trouvait sur la voie romaine allant de Mediolanum (Milan) à Valencia (Valence). Elle indique la distance de XVI MP (seize mille pas) entre la mutatio Darentiaca, relais situé à 1,5km environ à l’ouest de l’église actuelle, et Dea Augusta (Die) soit environ 23 km.Cette borne a la particularité d’avoir reçu au moins 2 inscriptions célébrant le nom des dirigeants sous le règne desquels étaient entretenues les voies :

* Constance Chlore Auguste et Sévère César (305 à 306 après J.C.)
* Constance II Auguste (337 à 361 après J.C.)

Les bornes milliaires étaient implantées tous les 1000 pas.

Les Romains tirèrent parti de cette voie naturelle de pénétration en Gaule que constituait le couloir rhodanien. Mais l’heureuse distribution des cours d’eau de la vallée du Rhône, louée par Strabon dans sa Géographie (IV, 1, 2), permit la création, sur la rive gauche du Rhône, de nombreux embranchements en direction des vallées :

      • de la Durance

      • de l’Ouvèze

      • de l’Eygues

      • du Lez

      • du Roubion

      • de la Drôme

      • de l’Isère

Ces embranchements créèrent ainsi des carrefours importants comme Ernaginum (Saint-Gabriel), dans le territoire des Tricastini, où se rejoignaient la via Domitia et celle des Alpes Maritimes, ou encore Vienne, d’où l’on pouvait aller au Mont Genèvre, au Petit Saint-Bernard ou à Genève.

Valence était également un carrefour relativement important : par la voie des Alpes, qui partait de Valentia, on pouvait, en suivant la vallée de la Drôme, rejoindre Gap et Briançon. C’est d’ailleurs par cette route que Jules César arriva en Gaule en -58 et allait être très utilisée à la fin du IIIe siècle et durant le IVe siècle.

2 – Anonyme de Bordeaux

 

 

L’Anonyme de Bordeaux (ou Pèlerin de Bordeaux ou Burdigalensis) est un récit en langue latine qui raconte comment un habitant de Bordeaux s’est rendu en pèlerinage à Jérusalem en l’an 333.

C’est le premier document de pèlerinage de Jérusalem, et en Terre sainte, que l’on possède. Il consiste en une liste assez sèche de stations sur les routes impériales, entrecoupées de quelques remarques sur ce que le pèlerin a vu. Les lieux sont subdivisés en points de bifurcations, haltes et villes. Dans ces localités, le pèlerin pouvait se reposer, s’arrêter, dîner ou changer de monture avant de poursuivre son chemin.

Itinéraire de Bordeaux à Toulouse … de Toulouse à Arles…

et d‘Arles à Milan

 

Itinéraire de l’Anonyme de Bordeaux

Distances

Nom latin

Nom actuel

Remarque

Entre chaque étape

À partir d’Arles

milles

milles

Mutatio Arnagine

Saint-Gabriel

8

8

10

18

Mutatio Bellinto

Barbentane

5

23

Civitas Auenione

Avignon

5

28

Mutatio Cypresseta

La Traille, Sorgues

Une incertitude sur la localisation existe

15

43

Civitas Arausione

Orange

13

56

Mutatio ad Letoce

Bollène

10

66

Mutatio Nouem Craris

Le Logis de Berre, les Granges Gontardes

10

76

Mansio Acuno

Montélimar

12

88

Mutatio Bantianis

Bance, Saulce-sur-Rhône

12

100

Mutatio Umbenno

Les Battendons, Étoile-sur-Rhône

8

108

Civitas Valentia

Valence

12

120

Mutatio Cerebelliaca

Sainte-Cerbelle, Ourches

10

130

Mansio Augusta

Aouste-sur-Sye

12

142

Mutatio Darentiaca

Saillans

16

158

Civitas Dea Vocontiorum

Die

12

170

Mansio Luco

Luc-en-Diois

8

178

Mutatio Vologatis

Beaurieres

Gaura Mons. Montée vers le col de Cabre

8

186

Mutatio Cambono

La Beaume

8

194

Mansio Monte Seleuci

La Bâtie-Montsaléon

8

212

Mutatio Dauiano

Veynes ?

12

224

Mutatio ad Finem

11

235

Mansio Vappinco

Gap

12

247

Mansio Catorigas

Chorges

16

263

Mansio Ebreduno

Embrun

Ici commencent les Alpes Cottiae

17

280

Mutatio Ramae

Rame

17

297

Mansio Byrigante

Briançon

Col de Montgenèvre. On accède ici à Matrona

10

307

Mutatio Gesdaone

Césanne

8

315

Mansio ad Marte

Oulx

16

331

Civitas Segussione

Suse

Ici commence l’Italie!

12

343

Mutatio ad Duodecimum

12

355

Mansio ad Fines

Avigliano

8

373

?

?

8

391

Civitas Taurinis

Turin

10

401

Mutatio ad Decimum

12

413

Mansio Quadratis

11

424

Mutatio Ceste

8

442

Mansio Rigomago

Trino Vercellese

10

452

Mutatio ad Medias

13

465

Mutatio ad Cottias

Cozzo

12

477

Mansio Laumello

Lomello

8

485

Mutatio Duriis

Dorno

12

497

Civitas Ticino

Pavie

10

507

Mutatio ad Decimum

Cascina Decima

10

517

Civitas Mediolanum

Milan

12

529

De Milan à l’Aquilée

L’itinéraire continue en suivant des voies romaines.

Extrait de l’itinéraire de Bordeaux à Jérusalem

Le pèlerin, qui les a écrites s’était proposé, en se rendant à pied au tombeau du divin Sauveur, de satisfaire sa piété d’abord et d’être utile ensuite. Dans son long et laborieux pèlerinage, il a pris pour guide un itinéraire décrit par un chrétien des premiers siècles. Suivant donc les traces de son prédécesseur, le Pèlerin de Bordeaux, qui se rendit à, Jérusalem au temps de Constantin, il a passé sans fatigues, parfois même en courant de vrais dangers, par le midi de la France, le nord de l’Italie, l’Autriche, les états des Balkans, la Turquie d’Europe, l’Asie-Mineure, la Syrie et la Palestine, notant à chaque étape ce qui était intéressant.

3 – Table de Peutinger

 

La Table de Peutinger (Tabula Peutingeriana ou Peutingeriana Tabula Itineraria), appelée aussi carte des étapes de Castorius, est une copie du XIIIe siècle d’une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l’Empire romain qui constituaient le cursus publicus. Ce document était également connu autrefois sous le nom de « table théodosienne » (ou tabula theodosiana), nom qui fait référence à l’empereur Théodose, car, selon M. d’Aigueperse, une copie affiche des vers faits sous cet empereur.

La Table de Peutinger fut découverte en 1494 par Conrad Celtis. On ne sait ni comment l’humaniste vint en possession de ce document, ni où il a été préparé : si l’on se fie aux étapes de Celtis à cette époque, les bibliothèques possibles sont celles du chapitre cathédral de Worms, de Spire, de Colmar, de l’abbaye de Tegernsee, ou une imprimerie de Bâle. Elle porte le nom de l’humaniste et amateur d’antiquités Konrad Peutinger (1465-1547), qui la reçut en héritage de son ami Conrad Celtis en 1508. Bien qu’il fût dans les intentions de Peutinger de publier la carte, il mourut avant de mener à bien cette tâche. À la mort de Peutinger, une copie de cette carte fut exécutée à la demande de sa famille, et c’est grâce à cette copie qu’Abraham Ortelius en donna l’édition imprimée en 1598 à Anvers.

On croyait la carte de Peutinger disparue : on ne la retrouva qu’en 1714, et l’année suivante elle fut remise au prince Eugène. À sa mort en 1736, l’empereur Charles VI racheta sa bibliothèque et l’intégra au fonds de la bibliothèque impériale ; la carte de Peutinger y reçut le numéro d’inventaire Codex Vindobonensis 324. En 1863, pour assurer sa conservation la carte fut découpée en panneaux qu’on protégea de plaques de verre, remplacées en 1977 par des plaques d’acrylique.

L’originalité de la Table de Peutinger lui vaut de faire partie du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de son inscription au Registre international Mémoire du monde en tant que patrimoine documentaire de l’Autriche, en 2007.

La table est composée de onze parchemins conservés ; le plus à l’ouest étant perdu. Ceux-ci sont assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de routes, mais aussi l’emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes. La table montre la totalité de l’Empire romain, le Proche-Orient et l’Inde, indiquant le Gange et Sri Lanka (Insula Taprobane), et même la Chine est mentionnée.

La première feuille représente l’est des îles Britanniques, les Pays-Bas, la Belgique, une partie de la France et l’ouest du Maroc. L’absence de la péninsule ibérique laisse supposer qu’une douzième feuille, aujourd’hui manquante, présentait l’Espagne et le Portugal, ainsi que la partie occidentale des îles Britanniques.

Table de Peutinger positionnant Aouste sur Sye

4 – Le réseau viaire antique du Tricastin et de la Valdaine

 

Extrait du document : https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00598526/document

« L’itinéraire n° 15 correspond au chemin appelé « Gontardin » ou « Costardin », dans les textes médiévaux et modernes . Ce chemin traversait le bassin de la Valdaine depuis Montélimar jusqu’à Manas. Les prospections menées par Michèle Bois dans les collines séparant le bassin de Montélimar de la vallée de la Drôme semblent attester son prolongement en direction de l’agglomération d’Aouste-sur-Sye, mansio le long de la voie des Alpes par le col de Cabre.

À partir de la commune de Soyans, la route D. 538 permet de rejoindre Crest. Les vestiges d’un chemin muletier sur quelques centaines de mètres donnent une autre direction vers la montagne de Sainte-Colombe, où des chemins redescendant vers Aouste-sur-Sye sont visibles. Il est en effet raisonnable d’imaginer une liaison entre cette agglomération secondaire romaine citée par les itinéraires antiques et le bassin de Montélimar.

Dans le bassin valdainais, on note essentiellement des itinéraires liant Montélimar ou le couloir rhodanien avec l’arrière-pays. L’itinéraire n° 14 mettant en relation la haute vallée du Jabron, avec la vallée du Rhône participe de cet ensemble. Il en va de même pour le chemin Gontardin (n° 15) reliant Montélimar à la haute vallée du Roubion et la vallée de la Drôme au niveau de l’agglomération romaine d’Aouste-sur-Sye (Augusta), sise sur la voie des Alpes.

Le franchissement des collines séparant le nord du bassin valdainais de la vallée de la Drôme paraît varié ; les chemins mis en évidence ne sont pas canalisés par une seule vallée, mais se dispersent sur plusieurs points de passage et aboutissent sur la voie des Alpes au niveau des agglomérations antiques de Crest ou d’Aouste-sur-Sye. »


Les voies romaines du sud de la Gaule : Aouste dans le cercle

5 – La route de l’étain

 

La route de l’étain était une route commerciale, en fait un ensemble de trajets commerciaux sur lesquels circulait l’étain à la fin de la Préhistoire et pendant la haute Antiquité à travers l’actuel territoire français. Elle passait par la vallée du Rhône qui était l’unique voie d’approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l’âge du bronze. L’étain, venu d’Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu’à l’estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône, puis Marseille.

Il a été établi de l’existence d’une voie commerciale qui traversait la Gaule unissant l’Atlantique à la Méditerranée. C’est par cette voie que passait l’étain qui provenait des Iles britanniques outre celle par voie maritime (contournement du détroit de Gibraltar). D’autre part la voie terrestre devait servir au transport de bien d’autres denrées que l’étain. C’était une voie d’échanges culturels aussi bien que matériels.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/

http://eric.hurtebis.chez-alice.fr/images/gallia2.jpg

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00598526