La route de l’étain

 

La route de l’étain

 

 

Sur cet axe antérieur Nord Sud, Auguste, désireux de centraliser l’empire, installe un relais de poste pour la liaison Valence – la voie Agrippa- et Montgenèvre (une des routes de la Voie des Alpes), le pont romain, construit ici en pierres, permet de renforcer les échanges économiques, administratifs et militaires avec le sud. Des accords avec les chefs voconces garantissaient la sécurité des déplacements. On peut raisonnablement estimer à 800 personnes, au minimum, la population gallo-romaine à la fin du IIIeme siècle (mais on ne connaît pas l’étendue d’Augusta Vocontiorum!). La cité se situerait aussi sur «l’itinéraire n° 15 ou Chemin appelé Gontardin ou Costardin dans les textes médiévaux ou modernes» reliant Montélimar – et la voie Agrippa – à la Drôme par le bassin de la Valdaine . Le reliquat d’assise du pont romain, en aval du pont actuel, atteste que lors de la construction, le lit de la Drôme était au même niveau qu’actuellement. Le pont reposait sur une assise d’environ 6 mètres de largeur. Avant l’an 1000, les changements climatiques et la déforestation provoqueront des apports de galets qui surélèveront considérablement le lit de la rivière. La villa romaine étant, elle, installée un peu à l’écart de la voie, comme le conseille Caton (-244, -149): «Si possible qu’elle soit au pied d’une colline, qu’elle soit exposée au midi, dans un endroit salubre. Qu’il y ait abondance de main d’oeuvre et un bon abreuvoir; qu’il, y ait à proximité une ville importante ou la mer ou un cours d’eau où circulent les bateaux, ou une bonne route fréquentée ( De l’agriculture 1,3). Pendant presque 2000 ans, venant du sud, piétons, muletiers, chariots et soldats entrent dans la cité par l’actuelle rue de la Croisière.

La route de l’étain