La vie quotidienne d’un charbonnier dans le Vercors

La vie quotidienne d’un charbonnier dans le Vercors

 

 

Il y a fort longtemps dans le Vercors , la forêt mystérieuse a vu naître une activité qui s’est perpétuée dans la seconde moitié du XXe siècle : le charbonnage. Les charbonniers, qui vivaient avec femmes et enfants, dans des conditions difficiles à l’écart du village, de Pâques à la Toussaint , étaient fréquemment perçus comme d’inquiétants personnages, en raison de leur vie et de leur métier.

 

 

 

 

La vie quotidienne

L’eau une denrée précieuse

L’alimentation

Les temps forts de la vie communautaire : rites, fêtes et jeux

Les solidarités familiales et de voisinage

La fin de la saison

 

 

 

 

 

 

C’est vers les années 1880 que la vague d’émigration de l’Italie vers la France devient démographiquement significative . A cette époque , des centaines de milliers d’Italiens quittent leur pays pour venir en France à la recherche d’un travail et d’une vie meilleure. Le flux de ces nouveaux venus se poursuit jusque vers 1960. Les provinces italiennes alpines constituent le premier réservoir de candidats à l’émigration mais sont progressivement concurrencées par les régions méridionales (Calabre …). Les derniers temps du charbonnage dans le Vercors sont étroitement liés à la venue des Italiens : arrivée d’un premier groupe de migrants temporaires, majoritairement bergamasques à la fin du XIXe siècle, suivis, dans les années 1920 d’un second groupe de charbonniers , originaires de la Vénétie des montagnes . Des hommes du Piémont sont venus également dans le Trièves , selon des itinéraires différents. La plupart d’entre eux finiront par installer en France.

N’oublions pas un courant d’immigration provenant de la péninsule ibérique. Ce sont les Espagnols qui , les premiers, utilisaient le passe-partout (scie à grosse lame sans armature) pour abattre les grands arbres.

Chaque région avait sa manière de travailler et chacun pensait un peu que la sienne était la meilleure, je me souviens avoir entendu dire que les Espagnols n’étaient pas des charbonniers mais des brûleurs de bois.

Famille de charbonnier sur la meule à Beauregard-Barret

La vie quotidienne

 

Les activités les plus prosaïques liées à la vie quotidienne, telles la recherche de l’eau précieuse, la cueillette des baies sauvages ou des champignons , la réparation et la consommation de la nourriture, peuvent apporter des informations intéressantes sur certains aspects de la culture des charbonniers. Elles expriment une conception du monde et renvoient à un système qui met en relation l’homme à la nature et les hommes entre eux.

L’eau une denrée précieuse

 

Le grand malheur des charbonniers et ds bûcherons dans le Vercors, c’est le défaut d’eau. Ici plus qu’ailleurs, l’eau est une préoccupation de tous les instants t la quête du précieux liquide, a contraint les travailleurs de la forêt à mettre au point nombre de procédés astucieux. Il y a d’abord l’eau de pluie qu’on tâche de retenir par différents moyens : « Le premier travail de la saison consistait à préparer un « puits » qui était creusé juste à coté de la maison afin de récupérer l’eau du toit. Pour le préparer on avait une technique particulière , on prenait de la vieille terre de charbonnière de l »année précédente sur laquelle on déposait une couche de ciment . Le tout était ensuite recouvert de branchages pour éviter trop d’impuretés. Cette eau était utilisée pour la vaisselle et le linge . Au début de la saison au printemps, les charbonniers faisaient également des réserves de neige dans des puits qui étaient recouverts de bois jusqu’au début du mois de juillet » (S. Mocellin).

A certains arbres , à un ou deux mètres du sol, on fait une entaille avec une hache. Dans cette entaille , on enfile une planchette, une chaînette par laquelle l’eau pluviale descend dans un baquet placé au-dessous. A Saint Nizier du Moucherotte, comme l’expliquent Jean Claude et Robert Blanc, les charbonniers creusent un trou au pied d’un gros hêtre dans lequel ils déposent une bâche . Ils ceinturent alors le tronc de l’arbre avec un linge dont les extrémités arrivent jusqu’au réservoir. Le hêtre a la particularité de drainer l’eau de pluie avec ses branches et de la canaliser le long de son tronc. Elle est donc ensuite déviée par le linge et recueillie dans le réservoir. Mais la pluie ne suffit pas toujours. Parois il est nécessaire d’aller chercher l’eau à des kilomètres à la ronde, dans des sources discrètes ou chez les habitants.

Sur le plateau des Coulmes, il existe quatre sources pérennes, au débit modeste Presles, Aunet, Petouze et Bury, et quelques petites sources, dont la plupart sont aujourd’hui taries.Ces poches d’eau que l’on appelle des « fonts » se manifestent au niveau des bancs marneux. Il existe également des mares où viennent s’abreuver les bestiaux, appelés « gours » Gour des Lauzes, Gour de Michaud …). Les seuls cours d’eau voisins , la Doulouche et le Drevenne,descendent tous deux du col de Romeyère mais arrosent que les fonds de vallée et les piémonts. Dans ce secteur où l’on manque d’eau , les habitants on donc creusé à proximité de leur demeure , de préférence dans un sol argileux, une tranchée appelée gabiot dans laquelle un système de rigoles amène l’eau de ruissellement des pluies. Dans les années de longue sécheresse, gabiots et citernes sont vite épuisés et il faut s’approvisionner dans les lointaines fontaines . Ce sont les enfants de charbonnier qui ont pour mission d’aller chercher le précieux liquide : «  Mon travail dans la journée, c’était de remplir les tonneaux d’eau, et je la charriais, et c’était pas à coté ! Pour porter l’eau, moi j’avais un « biguol » , sorte de perche en bois légèrement arrondie que je portais sur mon épaule , avec un seau fixé devant et un autre derrière, vous savez, un peu comme ce qu’avaient les Chinois. C’était mon travail. » F. Secco-Revol).

Sur le chantier, il est difficile de se procurer du savon, alors on fait la lessive avec de la cendre et les enfants vont rincer à la source : «  A Saint Julien, je me rappelle avoir volé une « guille » de savon à M Delgoboqui avait toujours la peau bien propre. Je me demandais toujours comment il faisait celui-là. Je l’ai vu où il l’avait caché son savon et je lui en ai coupé un morceau et je l’ai camouflé. Je le gardais pour le dimanche , pour partir » (F. Secco-Revol).

Charbonniers à Beauregard-Barret en 1942

L’alimentation

 

La journée du charbonnier débute avant le lever du jour et se poursuit fort tard dans la soirée. Il faut donc, pour tenir le coup à la tâche, une solide alimentation. : «  En forêt le matin, on est debout à quatre heures et demi, à huit heures on casse la croûte, on mange du pain, du fromage, du saucisson. On avait une chèvre pour les gosses, ça leur faisait du lait. Le fromage on l’achetait au village le dimanche. A midi on mangeait des pâtes, des patates, de la polenta. Des fois dans les vieilles charbonnières qui étaient bien noires on semait de la chicorée amère… mais il fallait les arroser » (S.Smaniotto). Pendant la belle saison au plus fort des chaleurs de juillet et d’août, on ne fait plus de feu dans la baraque. Pour préparer la soupe, on installe le foyer en plein air : «  Pour faire la polenta ils plantaient trois piquets de bois, ils attachaient le chaudron de polenta avec un bout de fil de fer, ils mettaient l’eau qu’il fallait, un peu de sel, et ils ajoutaient la polenta. Ils remuaient avec un bâton en bois, un peu comme le manche d’un marteau, pendant 35 minutes et c’était prêt » (G. Fantin). On prend alors son repas autour du foyer qui flambe et éclaire le soir, assis sur des troncs de bois. Afin d’agrémenter cet ordinaire on utilise toutes les ressources de la forêt : «  Mes parents savaient ramasser des tas de choses, les asperges sauvages, les pissenlits. Dans notre jardin on avait de la chicorée amère, des carottes On avait des poules et parfois quelques canards ; on a eu des chèvres aussi » (D. Benacchio). La chèvre, c’est la vache du pauvre qui fournit une partie du lait et parfois de la viande au moment de la venue des cabris. Les agents forestiers n’aiment pas que les bûcherons et les charbonniers en possèdent, parce qu’elles s’attaquent aux jeunes pousses. Un chèvre laissée sans surveillance va en effet facilement tondre les rejets du hêtre, du frên ou d’autres essences comme en témoigne Jacques Todesco : «  On n’a pas toujours était prudent ! Des fois elles mangeaient les pousses des sapins, ce qui donnait un lait très fort pas bon et provoquait la colère des gardes ».

Les derniers temps du charbonnage , le ravitaillement est organisé depuis la plaine :  « Dans les forêts de Saint Martin, un épicier d ‘Hostun montait avec un « tube ». Il apportait les vivres et surtout le tabac. Les bûcherons se rassemblaient et il sortait un litre de vin blanc » (E. Smaniotto).

Le charbonnier travaillant comme un forcené sue abondamment et avale beaucoup la poussière que produit sa meule. Il consomme donc nécessairement du vin et de l’eau en quantité importante… A l’instar de nombreux travailleurs de force.

Les temps forts de la vie communautaire : rites, fêtes et jeux

 

Il arrive fréquemment que le charbonnier place une croix faite avec des buis au cœur de la meule avant de procéder à sa mise à feu. La charbonnière est ainsi placée sous la protection du Seigneur . Nombreux sont ceux qui affirment qu’on la récupère intacte après la carbonisation…

Les charbonniers et les bûcherons de nombreuses régions (principalement dans l’est de la France) honorent comme protecteur saint Thiébaud né probablement au début du XIe siècle à Provins.Dans sa biographie légendaire, on apprend qu’au cours d’une retraite en forêt de Pettingen, non loin de Luxembourg, il aurait cuit du charbon de bois destiné aux forges des environs. Une légende rapportée par l’abbé Bouchey, raconte que le bâton de l’un de ses fidèles serviteurs portant les reliques du saint homme s’est mis à briller une nuit à côté d’un sapin. Par la vertu de Thiébaud , le bâton dressé au ped de l’arbre le fait briller comme s’il était en feu.Les charbonniers ajoutent que tous les arbres que le saint avait enveloppés de son manteau étaient aussitôt réduits en charbon. La célébration de sa fête a été variable, de la fin juin au début juillet. Parmi les personnes que nous avons interrogées aucune d’entre elles , à l’exception de Camille Archinard, ne se souvient de cette fête particulière. En Provence , les charbonniers se placent sous la protection de saint Joseph, dont ils aiment à dire qu’il est le patron des cocus : ceux qui ont du bois sur la tête… Il y a là une certaine ironie, on le voit bien, dans le choix de ce Joseph!Dans le Vercors on fête davantage saint Antoine de Padoue : « Notre patron c’était san Antonio ? C’est quelqu’un pour les charbonniers de notre région ! Padoue est dans notre province. Il y avait le curé, parois il venait exprès de notre province. En principe c’était le dimanche le plus près du 17 juin. On faisait la messe, puis ensuite il y avait l’apéritif et la polenta. Tous les charbonniers se rassemblaient ; les Bergamasques aussi étaient invités. On se retrouvait souvent le dimanche après la messe avec les Todesco, Ghéno, Cavali, Pélégrini, Mocellini.. ; La semaine on travaillait dur , mais le dimanche on se retrouvait. Alors c’étaient des chants, de la musique » (F. Secco-Revol). Comme nous l’a dit Guerine Locatelli, saint Louis est également associé au métier du charbonnier. A la saint Louis, le 25 août, selon le temps qu’il fait, on décide ou non de préparer la charbonnière d’automne. Dans les années trente et après guerre, dans le secteur de Saint Martin en Vercors, le curé Théodore Teyssier, un personnage haut en couleur considéré comme un bon vivant, rend régulièrement visite aux charbonniers sur le chantier. Il multiplie les visites pastorales, apporte les nouvelles du pays, vient « casser la croûte », boire un verre et rend bien des services aux enfants charbonniers qu’il héberge souvent avant le départ pour l’école.

Le charbonnier vit une partie de l’année à l’écart de la société villageoise. Le bois est donc non seulement son espace de subsistance, son lieu de travail, mais aussi son espace de relation, celui où il trouve son conjoint et ses amis. Cet univers boisé, certes voué au travail est aussi un lieu de plaisirs et de joies collectives. Nous savons, par exemple , que les baraques des charbonniers ne forment pas de véritable hameau, mais elles sont néanmoins véritablement proches pour qu’on puisse aller veiller les uns chez les autres, et organiser des fêtes à la fin de la saison. Les bois sombres par un jour venté de septembre nous donnent la chair de poule. Les enfants de charbonniers ne les craignent pas. Ils aiment à s’y promener et à y retrouver leurs compagnons de jeu. Les parents n’entretiennent d’ailleurs aucunement la peur de la nature :  «  Quand la moissonneuse faisait du bruit, on croyait que c’était des loups, mais mon père nous rassurait très vite en nous expliquant. On n’avait pas des parents qui nous habituaient avec cette peur. Au contraire, ils nous rassuraient toujours . Ils nous expliquaient exactement l’origine de tel ou tel bruit et on était rassuré » (F.Secco-Revol). La forêt est leur univers, l’espace refuge, ressource où ils passent le plus clair de leur temps.

Les solidarités familiales et de voisinage

 

Dans les témoignages , on sent bien à quel point la communauté est importante pour le charbonnier italien. Il y au sentiment profond appartenance à un groupe dont les membres sont soumis au x mêmes contraintes, dont on trouve un bon exemple à travers la valorisation sentimentale du cercle familial et des relation au groupe restreint : « C’était un travail très éprouvant , on en a bien bavé, mais on était ensemble , toujours en famille à se soutenir » (D. Benacchio). « En cas de coup dur comme l ‘incendie d’une meule , tous les voisins arrivaient immédiatement et on luttait ensemble contre le feu » (M. Mocellin).Dans sa communauté d’origine, le charbonnier italien s’inscrit donc dans tout un réseau d’inter-relations et multiplie les échanges avec le voisinage. Les charbonniers aiment à se raconter des histoires. Les anciens se retrouvent entre eux et les jeunes font bande à part : «  Le soir, même bien fatigué après une grosse journée de travail, si on pouvait se rencontrer , c’était important. A la Grande Cournouse, c’était bien pratique. Nous étions sept équipes de charbonniers. Chacun devait surveiller deux à trois charbonnières à la fois. Nous les jeunes, on se débrouillait à faire des bugnes. On étirait la pâte et on les faisait cuire à coté de la charbonnière. Et on passait la nuit comme ça…. Mais toujours avec le souci de surveiller notre charbon. On se retrouvait tous les jours après dîner, avec notre »bigol » à la source, chercher de l’eau pour cuisiner. Au lieu de se reposer, comme les parents qui faisaient une sieste, on se retrouvait, c’était notre plaisir. Il y avait Daniel Secco, Marcel Gnéno, Emma Gnéno, Marie Gervasoni, Roland Cavalin, son frère Aldo. Il y avait aussi des Lazarelli. Le dimanche, nous sept, les jeunes de la Grande Cournouse, on partit très tôt le matin , et on rentrait tard le soir. On allait à Saint Julien à jeun ; on allait à la messe et on allait communier. Les gens étaient tellement gentils, ils nous offraient le petit déjeuner. De Saint Julien, on descendait à Saint Martin, on achetait toutes les commissions. On mangeait pour 60 francs, c’était pas beaucoup à l’époque. On remontait par le Briac , on achetait les œufs, le fromage et on rentait le soir chargés comme des bourriques, le sac à dos plein et on chantait tout le temps »  (F. Secco-Revol).

Dans la vie de la communauté des charbonniers, les divertissements se pratiquent localement :  «  Mon père jouait de l’accordéon. Il était bien connu dans la région… Souvent les gens se rassemblaient le dimanche et venaient danser sur la terre battue. Il y avait également quelques amis français qui venaient. Mes parents ont passé un hiver complet dans les Combes de Presles en 42, mon père allait faire des mariages ou des baptêmes pour les Français » (D. Benacchio). Lorsque la saison est terminée, voici venu le temps des réjouissances. Tous les charbonniers se rassemblent pour la fête :  «  Ils se réunissent dans une grande maison à Tête d’Homme au dessus de Beauregard. On fait une grande polenta avec des saucisses , on boit du vin, on chante, on danse » (H. Smaniotto). Au village, on prend plaisir à recevoir les charbonniers en fin de semaine, ça met de l’animation : « Les dimanches où tous les charbonniers descendaient à la Balme, tout le village était en effervescence. Chez Callet, ils vous disent que quand il y avait les charbonniers, ils ouvraient le robinet du tonneau de la cave le matin et le soir il y avait plus de vin. Les charbonniers jouaient aux cartes et à la « mourre » ou « morra » ( un jeu où l’on fait des signes avec la main) »  ‘M. Gauthier).

Jeu de la Morra

La fin de la saison

 

Le temps de la saison s’achève avec les premières neiges de l’automne. Le charbonnier seul repart parfois en Italie. S ‘il est accompagné de son épouse et de sa famille, il reprend sa vie d’itinérance, regagne la vallée plus accueillante pendant les temps de froidure et va proposer ses services à d’autres. En pays de montage, où les hivers sont particulièrement rigoureux, le charbonnage ne peut être une activité permanente. Il est donc nécessaire pour les artisans de trouver une activité supplémentaire dans différents chantiers forestiers, d’aménagement des routes et dans les travaux agricoles. A partir de la Toussaint, la neige commence à tomber, ce qui rend plus délicat les travaux d’extérieur. Les charbonniers descendent alors dans la plaine et cherchent un refuge tout en proposant leurs services à des particuliers ou à des entreprises. : «  A la fin de la saison, on est descendu à Saint Pierre de Charennes. Il y avait trois familles d’Italiens, sans aucun mobilier, logées ensemble dans un ancien café. Le curé nous a ensuite apporté des lits. On faisait les ouvriers agricoles, on donnait un coup de main aux paysans et puis des fois quand ils avaient besoin de quelqu’un pour un bâtiment on les aidait quelques journées » (S. Smaniotto). Ils coupent du bois, font des terrassements pour les galeries et canalisations d’eau et œuvrent à l’entretien des routes : « Pendant l’inter-saison hivernale, mes parents cassaient des pierres pour l’entreprise Brun (qui a été rachetée par la Sacer ensuite) et ont participé à l’empierrement des routes entre 1945 et 1948. Sinon, ils ont travaillé pour les scieries » (J. Todesco).

Parfois on les retrouve suspendus dans le vide, sur les chantiers des routes qui sillonnent le massif , participant à ces travaux à hauts risques pour gagner de quoi se nourrir. Quand les moyens mécaniques n sont pas au point ou font défaut, les hommes paient de leur personne. Certains dans le secteur de Malleval se souviennent encore de M. Pomoldi, chargé du transport de la poudre de la gare la plus proche au chantier de la route du Nan, mort dans une explosion terrible. La plupart des études consacrées à l’histoire des routes du Vercors ignorent ces aspects douloureux du travail de ceux qui aménagent la montagne et sur tout l’engagement de la population italienne dans cette vaste entreprise.

Construction d’une route dans le Vercors

Sources :

    • Extrait du livre « Je suis né charbonnier dans le Vercors » par Philippe Hanus dans la collection « Etudes et Chroniques » du Parc naturel régional du Vercors

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.