Nouveau patrimoine rural ?

Nouveau patrimoine rural ?

 

 

Les plaintes contre les bruits et odeurs du monde rural se multiplient. L’affaire du coq Maurice sur l’île d’Oléron est devenu le symbole de la difficulté de cohabitation dans les campagnes entre les ruraux et certains néo-ruraux – retraités, vacanciers ou citadins fuyant les villes -. Dans cette affaire un couple de retraités , anciens agriculteurs (!) avait saisi la justice afin de faire taire le gallinacé. Peine perdue.

D’autres exemples illustrent cette difficile cohabitation : chant des cigales en été, coassement des grenouilles chez son voisin, un habitant installé près de l’église ne supportant plus le bruit des cloches, braiment d’un âne, tintement des cloches des vaches ou même l’odeur du fumier ou d’un poulailler.

Devant ces litiges qui encombraient les tribunaux, les députés ont décidé, sous proposition d’un député de la Lozère, d’adopter une loi à l’unanimité en commission qui codifie la notion de troubles anormaux de voisinage et entend définir et protéger le « patrimoine sensoriel des campagnes françaises ». Bruits et odeurs de campagne ne pourront plus être considérés comme nuisances.

A l’heure du confinement et de l’exode des citadins venus vivre à la campagne, plus personne ne se plaint du chant du coq, des bouses sur les routes ou des odeurs de purin.

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